Le système solaireRetour à l'AperçuMars La planète rougeLe nom est tiré de la mythologie romaine.Mars (Arès chez les Grecs), dieu de la guerre et de l'agriculture. C'est probablement sa couleur rouge qui valu à notre voisine un nom si belliqueux. Mars est la quatrième planète du système solaire et la première des planètes extérieures. Avec sa masse qui correspond à peine au 11% de celle de la Terre, c'est aussi la troisième plus petite planète orbitant autour du Soleil.
ExplorationComme pour les autres objets du système solaire, ce furent les sondes spatiales qui, au milieu des années 60, permirent une exploration rapprochée et une connaissance beaucoup plus précise de la planète rouge.Mariner 4 ouvrit en 1965 une décade intense qui culmina avec l'envoi des deux sondes Viking lesquelles se posèrent sur le sol martien en 1976. Puis ce fut un long désert de vingt ans. Après l'échec, au lancement, de l'ambitieux projet russo-européen Mars 96, les petites sondes américaines Mars Pathfinder et Mars Global Surveyor reprenaient en 1997 l'exploration systématique de la planète rouge.
SaisonsL'axe de rotation de Mars est incliné de 25,1° par rapport au plan de son orbite. Il s'en suit que Mars connaît des saisons comme la Terre, mais celles-ci sont environ deux fois plus longues. D'autre part, comme l'orbite de Mars est fortement excentrique les saisons sont d'inégale durée.
ObservationsL'observation de Mars est particulièrement intéressante quand la planète rouge est en opposition. A ce moment la distance entre la Terre et Mars est la plus faible. Cette distance peut toutefois varier fortement, de 54 à 101 millions de km, en fonction de la position des planètes sur leur orbite autour du Soleil. Voici ci-dessous les dates des dernières et des prochaines oppositions, les distances ainsi que les diamètres apparents respectifs:
On remarque que l'année 2003 sera l'année de Mars, l'opposition du 28 août amenant la planète rouge à une distance toute proche du minimum possible. L'opposition du 24 avril 1999 (ou mieux la nouvelle lune du 17), sans être optimale fut une excellente occasion, pour les astronomes amateurs d'affiner leur méthode d'observation en vue des trois prochains rendez-vous martiens. Pour l'observation de Mars, les turbulences, qui limitent le grossissement possible, sont plus gênantes que les lumière parasites, la planète étant relativement lumineuse. On peut donc mettre son instrument en station près d'une zone habitée. Il importe alors de d'être patient et de guetter les moments de faible turbulence pour profiter au maximum des possibilités de grossissement de son télescope. La «journée» martienne dure 24h37'. Il est possible de laisser défiler au cours des heures la «géographie» martienne dans le champ de son oculaire. Ainsi en observant Mars tous les soirs à la même heure pendant un peu plus d'un mois vous ferez le tour de la planète. L'emploi de filtres colorés qui augmentent les contrastes de la zone observée en fonction de sa couleur permet de mieux en saisir les détails.
ImaginationMars est connu depuis que l'homme a eu l'idée de lever les yeux vers le ciel et distingué, parmi les étoiles, des corps errants qu'il a baptisé planètes.De tout temps Mars a excité l'imagination humaine. Les astronomes qui cherchaient à définir un modèle de l'univers se sont heurtés très tôt au problème causé par les mouvements rétrogrades, celui de Mars en particulier. On eut recours à de multiples montages, plus ou moins tarabiscotés, avant que Kepler apporte la solution définitive avec ses orbites elliptiques. Mais la grande controverse martienne reste l'affaire des canaux «découverts» par l'italien Schiaparelli avec une lunette de 8 pouces et défendus par le français Flammarion et surtout par l'américain Lowell qui propagea la théorie d'une civilisation avancée menacée de disparition par manque d'eau et luttant désespérément pour sa survie. H. G. Wells en fit le point de départ de son célèbre roman: la guerre des mondes. Hélas, la mise en service de télescopes plus performants mit un terme prématuré à la grande civilisation martienne.
Tous les deux furent découverts par Hall en 1877, avec une lunette de 66 cm, à l'occasion d'une opposition particulièrement favorable. Comme la lune , ils sont en rotation synchrone autour de Mars et présentent donc toujours la même face vers elle. Ils ressemblent plus à des pommes de terre difformes qu'à des sphères parfaites. Malgré leur faible dimension, ils sont fortement cratérisés : le cratère Stickney sur Phobos mesure près de 10 km de diamètre soit le tiers de sa plus grande dimension! Les deux satellites de Mars sont probablement composés de roches riches en carbone. L'origine de Phobos et de Deimos est encore inconnue. L'hypothèse généralement admise suppose une formation dans la ceinture d'astéroïdes suivie d'une capture ultérieure par Mars. Retour à l'Aperçu
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